Le renforcement des relations entre Alger et Niamey intervient alors que l’Algérie cherche à accroître son influence dans l’espace sahélien. La coopération militaire s’accompagne d’initiatives économiques et diplomatiques avec le Niger et le Mali.
Le Niger a reçu, le dimanche 30 août, quatre avions de combat Su-30, un avion de transport militaire Il-76 et un avion ravitailleur Il-78 fournis par l’Algérie. Cette livraison est intervenue lors de la visite à Niamey du chef d’état-major de l’Armée nationale populaire algérienne, le général de corps d’armée Saïd Chengriha, quelques jours après la visite à Alger du Premier ministre nigérien Ali Mahamane Lamine Zeine.
Selon les autorités nigériennes, ces équipements viennent compléter les quatre hélicoptères algériens livrés le dimanche 9 août, soit deux Mi-171 et deux Mi-24. Niamey considère cet appui comme un « soutien stratégique » de l’Algérie aux Forces armées nigériennes, alors que le Niger reste confronté à la menace djihadiste et à des tensions internes.
Un rapprochement qui dépasse la coopération militaire
Cette dynamique s’inscrit dans le cadre d’un rapprochement plus large entre Alger et les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES). Le lundi 24 août, le Premier ministre malien Abdoulaye Maïga s’est rendu à Alger pour relancer les relations bilatérales après une période de tensions.
Pour l’Algérie, le renforcement des liens avec le Mali et le Niger répond à des considérations à la fois sécuritaires et économiques. La relance du corridor transsaharien, qui doit faciliter l’accès des pays sahéliens aux ports algériens et aux marchés méditerranéens, figure notamment parmi les intérêts stratégiques de cette coopération.
La multiplication des échanges de haut niveau et des initiatives dans le domaine de la défense traduit ainsi la volonté d’Alger de consolider sa présence dans l’espace sahélien et son rôle de partenaire auprès des pays de la région.


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