L’accord de pêche en vigueur entre l’Union européenne (UE) et le Gabon est arrivé à échéance, ce dimanche 28 juin. Il n’a pas été renouvelé, à la demande du Gabon qui estime que l’accord est déséquilibré uniquement au profit des armateurs européens qui débarquent leurs captures, loin du Gabon, sans apporter une valeur ajoutée pour le pays. L’UE plaide sa bonne foi et se dit disposée à la négociation.
l y a un an, le président gabonais Brice Oligui Nguema avait décidé de dénoncer cet accord qui autorise les bateaux européens à capturer principalement le thon au large de ses eaux territoriales.
Le constat est amer pour Libreville. Le poisson pêché n’est jamais débarqué au Gabon. Il n’atterrit donc pas dans l’assiette des Gabonais. Les armateurs européens ne créent pas d’emplois ni de valeur ajoutée pour le pays.
Transformer localement le poisson
Libreville veut donc désormais imposer une nouvelle doctrine, celle de débarquer, dans ses ports, toute la production et transformer localement le poisson, créer des emplois nationaux et renforcer le contrôle de ses richesses maritimes. L’Union Européenne, pour sa part, se dit ouverte à la négociation et plaide sa bonne foi.
Conclu pour la première fois en 2007, l’accord a été renouvelé à plusieurs reprises. La dernière fois c’était en 2021. En cinq ans, il aurait rapporté 17 milliards de francs CFA à l’État gabonais.


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