Lamine Yamal, 19 ans, affole les défenses en Espagne et ailleurs, mais derrière le prodige se cache l’histoire d’un enfant de quartier aux racines africaines. De la Catalogne au Maroc et à la Guinée équatoriale, son histoire familiale façonne une identité qui le dépasse bien au-delà du terrain.
À 19 ans, Lamine Yamal fait déjà basculer des matches avec l’Espagne et le FC Barcelone. À chaque but, une même question revient sur les réseaux sociaux : ce prodige est-il espagnol, marocain ou équatoguinéen ?
Derrière ses records de précocité, l’ailier porte en réalité une histoire familiale très dense, entre Méditerranée, Atlantique et Afrique centrale. Né en Catalogne, fils d’un père marocain et d’une mère originaire de Guinée équatoriale, il incarne une triple appartenance qui fascine autant qu’elle interroge.
Lamine Yamal, un enfant d’Esplugues de Llobregat aux racines multiples
Né le 13 juillet 2007 à Esplugues de Llobregat, dans la banlieue de Barcelone, Lamine Yamal Nasraoui Ebana possède la nationalité espagnole depuis sa naissance. Il grandit d’abord à Granollers, puis à Mataró, dans le quartier populaire de Rocafonda, marqué par une forte présence de familles immigrées.
Ce fameux code postal 08304, qu’il célèbre parfois avec ses doigts après un but, raconte son ancrage dans cette Catalogne ouvrière. À trois ans, son père l’inscrit au petit club du CF La Torreta, tout près de la maison. Très vite, son talent saute aux yeux des éducateurs.
Du Maroc à la Guinée équatoriale : les racines familiales de Lamine Yamal
Son père, Mounir Nasraoui, est né en 1992 à Larache, ville côtière du nord du Maroc. Parti étudier à l’université de Salamanque, il finit par laisser tomber la fac pour travailler comme peintre en bâtiment en Catalogne, où il rencontre Sheila Ebana, future mère de Lamine.
Directeur du CF La Torreta, Inocente Diez Lázaro se souvient de l’enfant qu’il a vu grandir : « À 5 ans, il avait déjà une très bonne conduite de balle, il était rapide. Lamine était génial », a-t-il raconté, dans des propos relayés par la presse espagnole.
Sa mère, Sheila Ebana, vient de Bata, en Guinée équatoriale, ancienne colonie espagnole. Arrivée jeune en Espagne, elle travaille notamment dans un McDonald’s avant la naissance de son fils. Leur situation est modeste, mais le couple mise tout sur ce garçon né entre trois mondes. Son double prénom, Lamine Yamal, rend d’ailleurs hommage à deux proches qui ont aidé financièrement ses parents au moment de sa venue au monde.


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