La rupture entre la CEDEAO et l’AES entre dans sa phase finale

La CEDEAO n’a pas convaincu les pays de l’AES à demeurer dans l’organisation. Le divorce se poursuit en douceur.

Le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont cessé officiellement d’être membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cédéao) à compter du 29 juillet 2025, comme l’avait déclaré en décembre dernier, Omar Alieu Touray, président de la commission de la Cédéao.

Les Présidents du Togo et du du Sénégal, dont le mandat pour poursuivre la médiation afin de ramener les trois pays membres au sein de la Cédéao a été prorogé, n’ont donc pas réussi leur mission.

Les trois pays, qui reprochent à la Cédéao de ne plus répondre aux aspirations de leurs peuples, ont mis en place, le 6 juillet dernier, une nouvelle coalition baptisée “Confédération de l’alliance des États du Sahel”.

“Tout en rappelant la décision irréversible des Etats de la Confédération de retrait de la Cédéao, les ministres s’engagent (…) à poursuivre les réflexions visant à convenir des modalités de sortie dans l’intérêt des populations de la Confédération”, avaient déclaré les ministres des Affaires étrangères en décembre dernier à Niamey.

Suite des négociations

Entretemps, les négociations se sont poursuivies entre l’organisation panafricaine et les trois États de l’AES pour une sortie harmonieuse du bloc régional. En mai dernier, une première phase de consultations a réuni à Bamako les ministres malien, nigérien et burkinabè des Affaires étrangères et le président de la Commission de la Cédéao, Omar Alieu Touray.

La libre circulation des personnes et des biens dans 15 pays d’une population globale de 353,66 millions d’habitants est un acquis que les deux parties tiennent à cœur. D’emblée, les pays de l’AES se disent favorables à la libre circulation dans leur espace des citoyens d’Afrique de l’Ouest. Les négociations s’annoncent longues d’autant plus qu’il faudra régler les questions comme la circulation des biens, les investissements, la tarification douanière, etc.

Du reste, le nouveau passeport biométrique commun au Mali, au Burkina Faso et au Niger est déjà effectif. La Carte d’identité biométrique AES sera bientôt mise en circulation, d’après le ministre malien de la Sécurité et de la Protection civile, Daoud Aly Mohammedine.

La rupture avec la Cédéao s’est faite après le coup d’Etat au Niger, en juillet 2023, le sixième dans la région en trois ans – deux au Mali, deux au Burkina Faso et un en Guinée. L’organisation ouest-africaine avait menacé d’intervenir militairement et imposé à Niamey de lourdes sanctions économiques, levées depuis.


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