Dans son message de fin d’année, le président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, a déclaré que le Burkina Faso a atteint l’autosuffisance alimentaire en 2025. Cette affirmation s’appuie sur l’évolution des productions agricoles et sur plusieurs réformes engagées ces dernières années. Pour l’apprécier, il convient de regarder les chiffres disponibles.
Selon les données officielles fournies par le gouvernement burkinabè, le 5 décembre 2024, la production céréalière est estimée à 6,777 millions de tonnes, contre 5,147 millions de tonnes lors de la campagne 2023.
Cela correspond à une hausse d’environ 18 % et à un niveau supérieur d’environ 21 % à la moyenne des cinq dernières années, d’après le ministère de l’Agriculture.
Cette progression est liée notamment aux appuis publics : équipements, services de labour et facilités financières accordées aux producteurs.
Pour la campagne 2025-2026, on relève une production céréalière record de 7,14 millions de tonnes, soit une augmentation estimée à 17,63 % par rapport à la campagne précédente et 37,19 % au-dessus de la moyenne des cinq dernières années.
Un indicateur retient particulièrement l’attention, le taux de couverture apparent des besoins céréaliers. Au niveau national, il est évalué à 126,6 % pour la campagne 2025-2026, contre 111,5 % pour 2024-2025. Ces résultats expliquent en partie la référence faite par les autorités à l’autosuffisance alimentaire : la production couvrirait, en moyenne nationale, les besoins exprimés.
L’année 2026 s’ouvre ainsi avec une agriculture appelée à jouer un rôle central dans la réduction des vulnérabilités et dans la dynamique de développement.


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