L’Assemblé législative de Transition (ALT) du Burkina Faso a adopté, jeudi, la loi portant approbation du traité portant création de la Confédération des États du Sahel (AES) par 70 voix pour, zéro voix contre et une abstention.
Cette loi consacre officiellement l’entrée officielle du Burkina Faso à l’Alliance des États du Sahel.
Le Mali et le Niger avaient déjà approuvé le traité.
L’Alliance des Etats du Sahel a été créée le 16 septembre 2023, suite à la menace brandie par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) de recourir à une intervention militaire pour rétablir le président du Niger Mohamad Bazoum, renversé par un coup d’Etat.
Ouagadougou, Bamako et Niamey ont par la suite annoncé leur départ de la Cédéao, une organisation qu’ils jugent « instrumentalisée » par la France, ancienne puissance coloniale avec laquelle ils ont multiplié les actes de rupture.
L’AES couvre l’espace géographique du Liptako-Gourma, une région historique transfrontalière de l’Afrique de l’Ouest et du Sahel, partagée entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger.