Le capitaine Ibrahim Traoré a signé un décret pour la libération de plusieurs officiers et sous-officiers de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle. La garde prétorienne de l’ancien président Blaise Compaoré qui avait tenté de renverser le pouvoir de la transition dirigé à l’époque par Michel Kafando.
Parmi les bénéficiaires, six officiers dont le capitaine Oussène Zoumbri, un officier d’intervention de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle, le lieutenant Relwindé Compaoré, décoré quatre fois au Mali pour ses missions, les lieutenants Gorgo Ghislain et Abdoul Kadri Dianda, ou encore le sergent-chef Adama Diallo.
Suite à cette décision, ces 21 militaires reprendront leur place au sein des forces armées burkinabè. Mais, précise le décret, « cette réintégration » ne peut « jamais » donner lieu à « la reconstitution de la carrière ni les indemnités ».
À la fin de l’année dernière, le parlement de transition avait adopté un projet de loi qui visait une soixantaine de condamnés par le tribunal militaire pour « atteinte à la sureté de l’État ». Cette loi offrait la possibilité à ces personnes ayant participé à la tentative de coup d’État de septembre 2015 de formuler une demande de « grâce amnistiante ».