En Algérie, la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) a communiqué dimanche 11 octobre 2026 au soir sur l’arrestation de 61 Marocains près d’Oran, soupçonnés de préparer des actes de sabotage sur le territoire national. Un vaste coup de filet alors que les relations diplomatiques entre les deux pays sont rompues depuis cinq ans. Mais le manque de précisions de la part des autorités algériennes et l’absence de communication officielle de Rabat jettent le flou autour de cette affaire, qui fait couler beaucoup d’encre.
Les arrestations à Oran ont permis de démanteler un groupe criminel international impliquant 61 ressortissants marocains, dont un ancien militaire de l’armée royale, soupçonnés de « préparer des actes de sabotage portant atteinte à la sécurité et à l’ordre public ».
La DGSN ne donne pas davantage de précisions sur les faits reprochés, mais détaille le parcours présumé de ces ressortissants marocains. Ils seraient passés par la Tunisie avant d’entrer illégalement sur le territoire algérien, en empruntant des sentiers dans la région d’El Kala, proche de la frontière tunisienne, puis de rejoindre Oran.
Lors de leur arrestation, des passeports marocains ainsi que d’importantes sommes en dirhams et en euros auraient été saisis.
« Une énième provocation qui agite juste les réseaux sociaux »
Le manque d’informations sur cette affaire n’a pas tardé à faire réagir ces dernières heures, notamment sur les réseaux sociaux. « Nous sommes face à une auto-intoxication médiatique de part et d’autre », constate un observateur algérien, qui estime que le pouvoir algérien ne devrait pas communiquer davantage sur cette affaire.
« Une énième provocation qui agite juste les réseaux sociaux », selon un spécialiste de la politique marocaine qui souhaiterait la parution d’un communiqué du ministère des Affaires étrangères : « pour demander des éclaircissements sur l’enquête et une transparence de l’information. »


Laisser un commentaire