Cette nouvelle enveloppe porte à plus de 512 millions de dollars l’aide directe des États-Unis contre Ebola, faisant de Washington le principal contributeur financier à la riposte.
Le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC) a salué vendredi l’annonce par les États-Unis d’une contribution supplémentaire de 242 millions de dollars destinée à soutenir la riposte contre l’épidémie d’Ebola, les efforts de préparation ainsi que l’aide humanitaire qui y est associée.
Cette nouvelle enveloppe, annoncée par le Département d’État américain, porte à plus de 512 millions de dollars l’aide directe des États-Unis en faveur de la lutte contre le virus, confirmant Washington comme le principal contributeur financier de la réponse internationale à cette crise sanitaire.
« Une solidarité essentielle »
Dans un communiqué, Africa CDC a salué un geste appelé à produire des effets concrets sur le terrain. « Cette solidarité essentielle contribuera à sauver des vies, à renforcer les opérations de riposte menées par les pays et à consolider la préparation transfrontalière dans les pays touchés et à risque », a souligné l’organisation panafricaine.
L’agence a par ailleurs lancé un appel aux autres bailleurs de fonds internationaux, les invitant à se mobiliser afin de combler les déficits de financement qui subsistent et à décaisser rapidement leurs engagements, pour soutenir une réponse coordonnée, dirigée par les pays et portée par l’Afrique.
Une épidémie parmi les plus meurtrières de la RDC
Cette mobilisation financière intervient alors que l’épidémie d’Ebola, causée par le virus Bundibugyo, continue de progresser en République démocratique du Congo. Selon les derniers chiffres officiels publiés début août, plus de 4 000 cas confirmés et près de 1 850 décès ont été recensés dans le pays, avec des centaines de patients actuellement hospitalisés en isolement dans les provinces les plus touchées du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, de l’Ituri, du Haut-Uele et de la Tshopo.
Il s’agit de la 17e épidémie d’Ebola recensée en RDC depuis 1976, et l’une des plus rapides en termes de progression, selon Africa CDC. L’Ouganda voisin, également touché, a en revanche déclaré fin juillet la fin de son épidémie, après plusieurs semaines sans nouveau cas.
Un engagement inscrit dans la durée
La contribution annoncée début août s’inscrit dans le prolongement d’un engagement pris par les États-Unis lors du sommet des dirigeants du G7 en juin dernier, où Washington s’était engagé à mobiliser jusqu’à 500 millions de dollars pour appuyer la lutte contre Ebola sur le continent.
Les fonds doivent notamment permettre de renforcer la surveillance épidémiologique, le dépistage aux points d’entrée, la prise en charge des malades ainsi que la sensibilisation des communautés face à la désinformation.
Malgré l’ampleur de cette mobilisation, le déficit de financement du plan conjoint entre l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et Africa CDC resterait de l’ordre de plusieurs centaines de millions de dollars, selon des estimations récentes, justifiant l’appel lancé par l’agence panafricaine aux autres partenaires internationaux.


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