Le 26 juin dernier, Ouagadougou annonçait rompre ses relations diplomatiques avec Paris. Depuis les personnels diplomatiques ont été rapatriés.
Tous les diplomates français en poste au Burkina Faso sont rentrés en France « en fin de semaine dernière » et le personnel diplomatique du Burkina a dû quitter la France le 6 juillet au soir, a indiqué à l’AFP le ministère français des Affaires étrangères.
Le chargé d’affaires du Burkina Faso à Paris a été convoqué au ministère français le 29 juin, après l’annonce le 26 juin de la décision unilatérale des autorités locales de rompre les relations diplomatiques avec la France.
« Il lui a été signifié, dans un esprit de réciprocité, que le personnel diplomatique burkinabè devrait également quitter la France sous sept jours », a précisé le Quai d’Orsay.
« Nous regrettons cette décision hostile et sans fondement qui illustre la dérive préoccupante des autorités burkinabè », a une nouvelle fois déploré le Quai d’Orsay. « Nous en avons tiré les conséquences », a-t-il souligné.
« Activisme incessant »
Le ministère français a démenti tout soutien français aux groupes terroristes, des allégations « complètement fausses » qui ont notamment été invoquées par les autorités de Ouagadougou pour la rupture des relations avec Paris, a-t-il réagi.
« Nous condamnons fermement toutes les attaques terroristes, ainsi que les exactions commises à l’encontre des civils au Sahel et réitérons notre plein soutien aux populations, qui sont les premières victimes de la crise en cours », a-t-il ajouté.
Le ministère des Affaires étrangères rappelle que l’engagement de la France dans la lutte contre le terrorisme à travers le monde « est connu de tous, et elle en a lourdement payé le tribut ». « Dans ce contexte particulier, nous appelons les ressortissants français à une vigilance renforcée », poursuit-il.
Le gouvernement burkinabè accuse Paris d’ « activisme incessant » contre ses intérêts, mais assure que les relations entre les peuples ne sont pas concernées. Dès 2023, quelques mois après sa prise de pouvoir, la junte avait exigé le rappel de l’ambassadeur de France à Ouagadougou, Luc Hallade, dénoncé un accord militaire avec Paris et obtenu le départ de son armée.
Selon le ministère, plus de 2 000 Français sont inscrits au registre consulaire au Burkina, quand plus de 6 000 ressortissants burkinabè vivent en France.


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