Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) a annoncé jeudi qu’il fermerait progressivement son bureau au Burkina Faso d’ici au 30 novembre 2026.
Cette décision intervient dans un contexte de tensions persistantes avec les autorités burkinabè et alors que le pays, aux côtés du Mali et du Niger, a engagé son retrait du traité fondateur de la Cour pénale internationale (CPI).
Le bureau de l’ONU avait vu ses activités suspendues il y a trois mois par les autorités, à la suite de la publication d’un communiqué de presse de l’ONU appelant à préserver l’espace civique.
« Je regrette profondément la décision des autorités burkinabè de suspendre pour une durée indéterminée nos opérations dans le pays, et le fait que les échanges intensifs menés avec elles depuis lors n’ont pas permis de résoudre la situation », a déclaré le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk.
Selon lui, cette suspension a eu « un impact direct et considérable » sur la capacité du bureau à exercer pleinement son mandat, le conduisant à décider de mettre progressivement fin à sa présence dans le pays.


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