Les correspondants de ces organes de presse doivent évacuer le territoire national au plus tard le 19 août.
Le gouvernement de Guinée-Bissau a ordonné, vendredi 15 août, la suspension immédiate des activités de plusieurs médias publics portugais. Sont concernés l’agence de presse Lusa, ainsi que les chaînes de radio et télévision publiques RTP et RDP, qui ne sont plus autorisées à diffuser leurs programmes dans le pays. Les représentants de ces médias doivent quitter le territoire avant le 19 août.
Une décision sans justification officielle
Cette mesure est intervenue quatre jours après l’installation du nouveau gouvernement, qui n’a fourni aucune explication officielle concernant cette interdiction. Ni les raisons de la cessation des services de ces organes de presse, ni les motifs des expulsions n’ont été communiqués publiquement par les autorités.
À l’issue d’une rencontre avec des partenaires internationaux autour du processus électoral, le ministre bissau-guinéen des Affaires étrangères, Carlos Pinto Pereira, a annoncé une conférence de presse prévue pour ce 16 août. De son côté, le Premier ministre Braima Camara a défendu la décision en invoquant la souveraineté nationale. « La Guinée-Bissau est un État souverain. Il n’y a pas de petits ou de grands États, seulement des pays de tailles différentes », a-t-il déclaré.
Vives réactions des médias portugais
Les médias visés ont réagi dans un communiqué conjoint publié le même jour, dénonçant une décision arbitraire et ciblée. Ils estiment qu’il s’agit d’une attaque directe contre la liberté d’informer, et accusent le gouvernement bissau-guinéen de vouloir faire taire la presse indépendante. Ils ont déclaré que « cette mesure constitue une atteinte délibérée à la liberté d’expression, et s’inscrit dans une volonté persistante de faire taire les journalistes ».


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